Je voulais juste te parler un peu. Oh s'il te plait Jacques, ne m'en veux pas de te tutoyer. Tu sais pour moi tu es là, souvent. Je te connais. Tu n'es pas mort. Tu partages mes repas lorsque je suis seule. Et puis, le soir, j'ai besoin de t'entendre. Alors j'écoute. Je t'écoute. Toi, tes mots, tes émotions. Et tu me fais rire! Tu me fais pleurer. Les gares ne seront plus jamais les mêmes. Les vieux et la vie non plus. Moi aussi je veux devenir vieille sans être adulte Jacques. Et puis, tu as raison, les garçons avertis, au final, se font avoir tout pareil. Mon garçon à moi s'est fait prendre au piège aussi. C'est drôle. Jacques, je voudrais venir t'applaudir, t'entendre parler, dire que tu regrettes de ne pas avoir été plus intelligent. Et c'est cette phrase qui fait que tu l'es indéfiniment. J'aurai voulu qu'on parle de ton talent, de ta magie, de ta beauté. J'aurai voulu que tu m'emmènes danser la valse.
Tes mots ne me quittent plus.
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Posted on Saturday, 05 September 2009 at 10:55 AM
Edited on Saturday, 12 September 2009 at 6:45 AM